(Version CommunautéSST — approuvée par quelques travailleurs, un prof de maîtrise… et un cône orange qui a tout vu.)
Comprendre la santé sécurité au travail sur un chantier, c’est un peu comme comprendre un plan d’ingénieur : tout est logique… une fois que quelqu’un te l’a expliqué simplement.
Bonne nouvelle : c’est exactement ce qu’on fait ici.
Et oui, tu peux sourire tout en comprenant la LSST. Promis.
Si tu veux voir où la SST se positionne dans l’ensemble du processus, notre guide Comprendre la construction au Québec : qui fait quoi clarifie très bien le rôle de chaque acteur.
Table of Contents
1. Avant tout : c’est quoi « la hiérarchie des dangers »?
Sur un chantier au Québec, on parle souvent de la hiérarchie des dangers.
En réalité… il y en a deux.
Bienvenue dans la construction : pourquoi faire simple quand on peut faire réglementaire?

Plusieurs éléments de la hiérarchie des dangers dépendent aussi du terrain. L’article Travailleur de la construction au Québec : rôles et parcours aide à comprendre comment les risques se vivent réellement au quotidien.
1️⃣ La hiérarchie… des dangers eux-mêmes
Ici, on s’intéresse à la grande question existentielle :
- Quel danger veut réellement te blesser aujourd’hui?
- Lequel pourrait te faire rencontrer Saint-Pierre avant la pause de 10h?
Les stars du domaine :
- chutes de hauteur
- électrocution
- effondrement (tranchées, structures, coffrage)
- écrasement
- noyade (oui, même au Québec)
On classe ces dangers selon gravité + probabilité, ce qui aide à décider quoi contrôler en premier.
2️⃣ La hiérarchie des moyens de prévention
Une fois qu’on sait ce qui menace vraiment ton intégrité physique, il faut déterminer comment bloquer le danger.
La CNESST propose une pyramide claire :
- Élimination
- Substitution
- Mesures techniques (collectives)
- Mesures administratives
- ÉPI (en dernier recours)
💡 Si ta première réponse est « Mets ton casque », tu skips quatre étapes.
Ton COSS vient de vieillir 10 ans.
Pour tout ce qui touche au cadre légal et à la compréhension globale de la prévention, l’article CNESST au Québec : comprendre facilement son rôle clarifie comment l’organisme intervient dans la gestion des dangers, tandis que La SST sur les chantiers au Québec offre une vue d’ensemble sur les obligations, la prévention et la hiérarchie des risques.
2. Le cadre légal (sans bâillement obligatoire)
Pour maîtriser la santé sécurité au travail en construction, il faut comprendre le minimum légal. Pas besoin d’un doctorat, juste les bases.
LSST — La philosophie officielle
La Loi sur la santé et la sécurité du travail dit essentiellement :
Repère les dangers, élimine-les quand c’est possible et assure-toi que les travailleurs ne se débattent pas seuls contre la fatalité.
Programme de prévention (S-2.1, r.10)
Chaque chantier doit avoir un vrai programme de prévention.
Pas une feuille A4 qui dit : « Fais attention. Merci. »
CSTC — Code de sécurité pour les travaux de construction
Le manuel qui répond aux questions de chantier :
- Oui, il faut des garde-corps.
- Non, un 2×4 pas vissé n’est pas un garde-corps artistique.
- Oui, une tranchée doit être étançonnée ou talutée.
La démarche CNESST : Identifier → Analyser → Agir → Contrôler
En résumé :
Ne panique pas. Analyse avant d’improviser.
3. Les dangers qui montent en haut de la pyramide
Voici les catégories à prioriser si tu veux faire de la prévention SST qui fonctionne vraiment.
🎯 NIVEAU 1 — Dangers mortels immédiats
Ceux qui ne pardonnent pas.
On ne négocie pas avec ces dangers, point final.
- Chutes de hauteur
La superstar québécoise.
Environ 1 incident grave sur 5 implique une chute. - Effondrement (tranchées ou structures)
Une paroi qui cède, ce n’est pas « un peu de terre ».
C’est un cercueil instantané. - Électrocution
Un arc électrique ne dit jamais : « Je t’aime, mon chum. » - Écrasement (machinerie, charges, circulation)
Tout ce qui est plus lourd que toi… donc presque tout. - Travail près de l’eau / noyade
Oui, on peut se noyer au Québec.
Pas juste dans la paperasse.
🎯 NIVEAU 2 — Dangers graves à long terme
Moins spectaculaires, mais redoutables.
- silice et poussières
- solvants et produits chimiques
- bruit
- vibrations
- troubles musculo-squelettiques
C’est le genre de dangers qui grugent une carrière sans faire de bruit.
🎯 NIVEAU 3 — Dangers organisationnels
Ils ne blessent pas directement…
Mais ils augmentent tous les autres risques.
- coactivité mal gérée
- pression de délai
- communication déficiente
- travailleurs mal informés
Bref : le danger n’est jamais seul. Il voyage en gang.
4. Construire une hiérarchie simple… mais scientifique
Tu n’as pas besoin d’un cours de maîtrise pour bien classer les risques.
Il suffit de deux axes :
🔸 Axe 1 : Gravité
« Si ça arrive… je me fais mal? Je me casse quelque chose? Je meurs? »
🔸 Axe 2 : Probabilité
« Ça arrive-t-il souvent, ou juste dans les films? »
Résultat : trois priorités claires
- Mortel immédiat (à gérer avant d’ouvrir ton lunch)
- Grave / chronique
- Organisationnel (le chaos silencieux)
5. La hiérarchie des moyens de prévention : la magie de la SST moderne
🥇 ÉLIMINATION
On ne fait simplement pas ce travail-là de cette façon-là.
C’est radical, mais terriblement efficace.
🥈 SUBSTITUTION
Changer l’équipement, la méthode, ou le matériau pour quelque chose de moins risqué.
🥉 MESURES TECHNIQUES (collectives)
Les solutions d’adultes responsables :
- garde-corps
- ventilation
- étançonnement
- séparation piétons / machines
👔 MESURES ADMINISTRATIVES
Procédures, permis, séquences de travail.
Pas les plus excitantes, mais essentielles pour éviter le chaos.
🎭 ÉPI (en dernier recours)
Casque, lunettes, harnais, gants…
Ce n’est pas une solution. C’est un plan B.
6. Le secret : comment les deux pyramides se parlent?
C’est ici que la prévention devient stratégique.
Exemple 1 : Tranchée profonde
1️⃣ Danger → effondrement (niveau 1)
2️⃣ Prévention → étançonnement, talutage, supervision
→ Pas : « Mets ton casque ». Merci.
Exemple 2 : poussière de silice
1️⃣ Danger → maladie grave (niveau 2)
2️⃣ Prévention → ventilation, outils à eau, confinement
→ ÉPI seulement quand les autres mesures ne suffisent pas.
Exemple 3 : coactivité
1️⃣ Danger → organisationnel (niveau 3)
2️⃣ Prévention → séquences, communication, supervision
→ Aucun EPI ne remplacera une planification.
Conclusion — La prévention, c’est comme un sandwich
Si tu ne mets que la croûte (l’EPI)…
Tu rates tout le bon contenu au milieu.
La santé sécurité au travail sur un chantier, c’est :
- une logique simple,
- un sport d’équipe,
- un peu d’humour,
- et beaucoup de cohérence.
Plus ta hiérarchie des dangers est claire… moins tu montes dans une ambulance.
FAQ – Comprendre la hiérarchie des dangers en santé sécurité au travail
Pourquoi la hiérarchie des dangers est essentielle en santé sécurité au travail?
La hiérarchie des dangers permet de déterminer quels risques doivent être contrôlés en priorité. En santé sécurité au travail, cela aide à concentrer les efforts sur les dangers ayant le plus haut potentiel de blessures graves ou mortelles, ce qui réduit efficacement les incidents sur les chantiers.
Comment classer un danger en santé sécurité au travail sur un chantier?
On analyse deux éléments : la gravité (dommages possibles) et la probabilité (risque que ça arrive). En santé sécurité au travail, cette méthode permet d’établir trois niveaux : dangers mortels immédiats, dangers graves à long terme, et dangers organisationnels.
Quelle est la relation entre la hiérarchie des dangers et la prévention en santé sécurité au travail?
La hiérarchie des dangers sert à identifier les priorités, tandis que la hiérarchie des moyens de prévention sert à choisir comment réduire ces risques. Ensemble, elles forment la base d’une démarche structurée en santé sécurité au travail : éliminer, substituer, appliquer des mesures techniques, administratives, puis utiliser l’EPI en dernier recours.
Quels sont les dangers critiques les plus importants en santé sécurité au travail sur un chantier?
Les dangers critiques incluent : chutes de hauteur, effondrement de tranchées ou structures, électrocution, écrasement par machinerie et noyade. Ils sont considérés prioritaires en santé sécurité au travail en raison de leur potentiel de conséquences immédiates et fatales.
Comment un employeur peut améliorer la santé sécurité au travail en gérant mieux la hiérarchie des dangers?
En intégrant systématiquement l’identification des dangers, l’analyse des risques et la planification des mesures de prévention. Une bonne gestion en santé sécurité au travail inclut : des procédures claires, une communication constante, la formation des travailleurs et l’application rigoureuse des mesures de contrôle adaptées à chaque niveau de danger.